Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) et transversalité

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    ©Ivan Aleshin/Shutterstock

    La gouvernance est l'un des facteurs les plus importants pour que le monde puisse relever les défis liés aux questions de l'eau. 

    Sur base d'études antérieures publiées dans un "document des défis" intitulé « Revitaliser la GIRE pour l'agenda 2030 » et discuté lors d'un panel de haut niveau sur la GIRE pendant le 8ème Forum mondial de l'eau, le groupe de travail du Conseil mondial de l'eau sur la GIRE (2016-2018) a indiqué que le monde devait chercher une nouvelle approche à la gouvernance et la gestion intégrée des ressources en eau.

    Selon ce document, les critiques estiment que la GIRE ne permet pas d'obtenir des résultats concrets. La GIRE peut sembler s'empêtrer dans des subtilités techniques et institutionnelles plutôt que de résoudre des problèmes pratiques. Elle a été perçue comme étant trop axée sur les politiques et les institutions, et avec des approches normatives, idéalisées, technocratiques et descendantes. 

    Pour que la GIRE réussisse, elle doit permettre d’opérer des changements dans la gestion de l'eau selon des contextes sociaux et politiques complexes. Elle doit concilier ses principes et son action des réponses pratiques aux problèmes. Ce "document des défis" démontre que la GIRE doit être considérée un moyen permettant d'atteindre une fin, plutôt qu'un objectif en soi. Il considère que la GIRE est une stratégie de changement globale, s’adaptant selon la demande, et qui doit pouvoir être appliquée à des contextes locaux spécifiques, plutôt qu'à une réponse unique et prescriptive. Cela nécessite une approche intégrée entre les secteurs et les utilisateurs, impliquant un plus large éventail de parties prenantes issues du secteur de l’eau et au-delà.

    Le document de travail sur la GIRE du 7ème Forum mondial de l'eau contribue aux travaux du groupe de travail 2016-2018.

    Actions stratégiques

    •    Porter l’attention sur l'environnement naturel, la gestion de la demande, la participation des parties prenantes et la nécessité de gérer les ressources en eau comme partie intégrante du développement social et économique d'une nation. 

    •    Fournir un mécanisme d'analyse des compromis entre les secteurs de l'alimentation, de l'énergie, de l'eau, de la santé et des écosystèmes. 

    •    L'exploration des liens entre l'eau, l'énergie, l'alimentation, la santé et l'éducation aidera à réaliser des synergies entre ces secteurs, sous les directives de la GIRE et de la transversalité.