Forum mondial de l'eau

Brasilia 2018

Introduction

Du 18 au 23 mars 2018, des milliers de participants issus de gouvernements, de parlements, d'organisations internationales, d'universités, de la société civile et du secteur privé se sont réunis à Brasilia, au Brésil, à l'occasion du 8e Forum mondial de l'eau.

Organisé pour la première fois dans l'hémisphère sud, le forum s'est tenu à un moment crucial d'accélération des impacts climatiques, des pressions de l'urbanisation et de la pénurie d'eau. Il est devenu le plus grand événement lié à l'eau jamais organisé, réunissant plus de 120 délégations nationales et plus de 100 000 personnes lors des sessions officielles et du village des citoyens qui les accompagnait.

S'appuyant sur l'héritage du Forum en tant que plateforme de dialogue, la 8e édition a également mis l'accent sur la participation et l'inclusivité, en donnant une plus grande voix aux citoyens, aux jeunes, aux peuples indigènes et aux communautés locales.

8e Forum mondial de l'eau : “Partager l'eau”

Sous le thème “Partage de l'eau”Le Forum de Brasilia a mis en évidence la nécessité de la coopération et de la solidarité dans la gestion des ressources en eau au-delà des frontières politiques, sectorielles et générationnelles. Le forum a souligné que l'eau doit être traitée non seulement comme une ressource vitale, mais aussi comme un bien commun nécessitant une gestion commune.

Le Forum a fortement insisté sur le lien entre l'eau et l'Agenda 2030 pour le développement durable, en particulier la réalisation de l'ODD 6 sur l'eau et l'assainissement. Il a encouragé l'intégration dans d'autres objectifs, notamment la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire et énergétique, l'action climatique et la protection de la biodiversité.

Six processus majeurs ont structuré les discussions pendant le Forum : thématique, politique, régional, citoyen, groupe de réflexion sur le développement durable et journée des affaires. Ensemble, ils ont créé un espace où les dirigeants politiques, les experts, la société civile et le secteur privé ont pu échanger des connaissances, s'engager dans une action commune et inspirer de nouveaux partenariats.

“Le terme de “catastrophes liées à l'eau” est aujourd'hui communément adopté. Sur notre planète, des milliards d'habitants souffrent chaque jour de ces crises. Nos comportements, nos erreurs, notre égoïsme en sont les principales causes”.”

Points forts du 8e Forum mondial de l'eau

Engagement politique : “Un appel urgent pour une action décisive”

La déclaration ministérielle, intitulée “Un appel urgent pour une action décisive dans le domaine de l'eau”, témoigne de l'engagement des gouvernements à accélérer les actions dans cinq domaines prioritaires.

Participation des citoyens et des parties prenantes

Le Forum de Brasilia a également été novateur en ce qui concerne l'inclusion des citoyens et de la société civile. Un processus citoyen a impliqué les jeunes, les femmes, les peuples indigènes et les organisations de base, et a abouti à la ’Déclaration des citoyens“. Le village des citoyens, visité par plus de 100 000 personnes, a offert un espace ouvert au dialogue, à l'éducation et à l'échange culturel autour des questions liées à l'eau.

Un processus politique à plusieurs niveaux

Au-delà du niveau ministériel, le processus politique a également mobilisé les parlementaires, les autorités locales et régionales et le pouvoir judiciaire. Outre une déclaration parlementaire et une série de recommandations, les autorités locales et régionales ont produit la Déclaration des autorités locales et régionales de Brasilia”. Enfin, le Forum a engagé le pouvoir judiciaire par le biais de la “Déclaration des juges et des procureurs sur la justice de l'eau”, qui reconnaît le rôle essentiel des systèmes juridiques dans la défense du droit de l'homme à l'eau et à l'assainissement.

Que pouvons-nous retenir de ce forum ?

Le 8e Forum mondial de l'eau de Brasilia s'est imposé comme une référence en matière d'inclusivité et d'engagement politique. C'était le premier forum à accueillir un processus judiciaire et le village des citoyens a créé un précédent pour la participation des citoyens à la gouvernance mondiale de l'eau.

La déclaration ministérielle a fourni un cadre politique solide, tandis que les déclarations complémentaires des parlementaires, des autorités locales et des juges ont étendu l'engagement à tous les niveaux de gouvernance. Le forum a ainsi consolidé le rôle de l'eau en tant que question transversale de la paix, de la justice et du développement durable.

Fait important, le forum a également mis en évidence les solutions fondées sur la nature comme étant essentielles pour relever les défis mondiaux liés à l'eau, anticipant le rôle qu'elles joueraient plus tard dans les agendas sur le climat et la biodiversité. En alignant les engagements politiques sur l'Agenda 2030 pour le développement durable, le Forum de Brasilia a veillé à ce que l'eau reste une dimension essentielle des mécanismes mondiaux de suivi et de responsabilisation.

Le forum a été marqué par un niveau remarquable d'engagement politique, avec douze chefs d'État, plus de 100 délégations ministérielles et des représentants des parlements, des municipalités et du pouvoir judiciaire.

 

La déclaration ministérielle, intitulée “Un appel urgent à une action décisive dans le domaine de l'eau”, en constituait le cœur. Cette déclaration engageait les gouvernements à accélérer les actions dans cinq domaines prioritaires :

  • Lutter contre la pénurie d'eau et garantir l'accès universel.
  • Renforcer la responsabilité institutionnelle et les cadres de gouvernance.
  • Mobiliser des ressources financières et des mécanismes de financement innovants.
  • Promouvoir des solutions basées sur la nature pour la résilience et la durabilité.
  • Renforcer la coopération transfrontalière dans le domaine de l'eau pour prévenir les conflits et favoriser la paix.

La déclaration était explicitement liée à l'Agenda 2030, garantissant que les progrès réalisés dans le domaine de l'eau feraient l'objet d'un suivi systématique par le Forum politique de haut niveau des Nations unies sur le développement durable.

En complément, des tables rondes ministérielles se sont concentrées sur six thèmes (climat, population, développement, urbanisme, écosystèmes et finances) et ont permis aux gouvernements d'échanger des bonnes pratiques et de formuler des réponses collectives.

Pour la première fois dans l'histoire du Forum mondial de l'eau, les enjeux judiciaires liés à l'eau ont été mis en évidence. Le pouvoir judiciaire a été officiellement impliqué dans la déclaration des juges et des procureurs sur la justice de l'eau, une étape décisive dans la reconnaissance de l'État de droit comme pierre angulaire de la gouvernance de l'eau. Approuvée par des juges, des procureurs et des experts juridiques du monde entier, la déclaration souligne que l'eau et l'assainissement ne sont pas seulement des questions politiques, mais aussi des droits de l'homme juridiquement exécutoires. Elle souligne la responsabilité des institutions judiciaires de garantir l'accès à la justice dans les affaires liées à l'eau, de faire respecter les obligations constitutionnelles et internationales, tout en veillant à ce que les autorités publiques et les acteurs privés soient tenus de rendre des comptes. La déclaration appelle également au développement d'une formation judiciaire spécialisée, à l'échange de jurisprudence entre les pays et au renforcement des cadres juridiques pour prévenir les conflits liés à l'eau et les crimes contre l'environnement. En plaçant la justice de l'eau fermement dans le mandat des tribunaux et des systèmes juridiques, cette déclaration a élargi la portée de l'impact politique du Forum, garantissant que la protection des droits de l'eau n'est pas laissée à la seule volonté politique, mais renforcée par une autorité juridique contraignante.

La déclaration parlementaire réaffirme le rôle crucial des législateurs dans la traduction des objectifs mondiaux en matière d'eau en réalités nationales tangibles. Réunissant 134 parlementaires de plus de 20 pays, la déclaration souligne que l'eau doit être une priorité politique dans les législatures, les budgets et les fonctions de contrôle nationaux. Elle met l'accent sur la promotion du droit de l'homme à l'eau potable et à l'assainissement, en exhortant les parlements à inscrire ces droits dans la législation nationale et à garantir des débats parlementaires réguliers sur les questions relatives à l'eau. La déclaration souligne également l'importance de la coopération multilatérale et encourage le renforcement du réseau international des parlementaires pour l'eau afin de faciliter les échanges législatifs et la collaboration transfrontalière.

La déclaration des autorités locales et régionales (ARL) a mis en évidence le rôle essentiel des villes, des municipalités et des gouvernements infranationaux dans la fourniture de services d'eau et d'assainissement sur le terrain. Avec plus de 300 participants, dont 180 maires, gouverneurs et représentants locaux, la conférence a reconnu que les autorités locales sont souvent en première ligne face aux défis de l'eau, de la résilience urbaine à l'adaptation au climat. La déclaration souligne cinq grandes priorités : intégrer l'eau dans les programmes de développement local ; utiliser la législation comme outil pour donner la priorité à la qualité de l'eau et à l'assainissement ; mobiliser des financements décentralisés et des mécanismes de financement innovants ; promouvoir la résilience urbaine par des mesures d'atténuation et d'adaptation au climat ; et renforcer la capacité de gouvernance des gouvernements locaux et des citoyens. Un guide pratique intitulé “Start with Water : L'eau dans les programmes d'action locaux pour soutenir le changement mondial”, a été lancé pour fournir des études de cas, des recommandations et des outils aux villes du monde entier. S'appuyant sur des engagements antérieurs tels que le consensus d'Istanbul sur l'eau et l'action de Daegu pour l'eau, la déclaration de l'ARS de Brasilia a souligné que la gestion durable de l'eau dépendait non seulement de cadres mondiaux, mais aussi d'actions fortes et novatrices à l'échelon local.

Un engagement politique fort : la déclaration ministérielle

Le forum a été marqué par un niveau remarquable d'engagement politique, avec douze chefs d'État, plus de 100 délégations ministérielles et des représentants des parlements, des municipalités et du pouvoir judiciaire.

 

La déclaration ministérielle, intitulée “Un appel urgent à une action décisive dans le domaine de l'eau”, en constituait le cœur. Cette déclaration engageait les gouvernements à accélérer les actions dans cinq domaines prioritaires :

  • Lutter contre la pénurie d'eau et garantir l'accès universel.
  • Renforcer la responsabilité institutionnelle et les cadres de gouvernance.
  • Mobiliser des ressources financières et des mécanismes de financement innovants.
  • Promouvoir des solutions basées sur la nature pour la résilience et la durabilité.
  • Renforcer la coopération transfrontalière dans le domaine de l'eau pour prévenir les conflits et favoriser la paix.

La déclaration était explicitement liée à l'Agenda 2030, garantissant que les progrès réalisés dans le domaine de l'eau feraient l'objet d'un suivi systématique par le Forum politique de haut niveau des Nations unies sur le développement durable.

En complément, des tables rondes ministérielles se sont concentrées sur six thèmes (climat, population, développement, urbanisme, écosystèmes et finances) et ont permis aux gouvernements d'échanger des bonnes pratiques et de formuler des réponses collectives.

Pour la première fois dans l'histoire du Forum mondial de l'eau, les enjeux judiciaires liés à l'eau ont été mis en évidence. Le pouvoir judiciaire a été officiellement impliqué dans la déclaration des juges et des procureurs sur la justice de l'eau, une étape décisive dans la reconnaissance de l'État de droit comme pierre angulaire de la gouvernance de l'eau. Approuvée par des juges, des procureurs et des experts juridiques du monde entier, la déclaration souligne que l'eau et l'assainissement ne sont pas seulement des questions politiques, mais aussi des droits de l'homme juridiquement exécutoires. Elle souligne la responsabilité des institutions judiciaires de garantir l'accès à la justice dans les affaires liées à l'eau, de faire respecter les obligations constitutionnelles et internationales, tout en veillant à ce que les autorités publiques et les acteurs privés soient tenus de rendre des comptes. La déclaration appelle également au développement d'une formation judiciaire spécialisée, à l'échange de jurisprudence entre les pays et au renforcement des cadres juridiques pour prévenir les conflits liés à l'eau et les crimes contre l'environnement. En plaçant la justice de l'eau fermement dans le mandat des tribunaux et des systèmes juridiques, cette déclaration a élargi la portée de l'impact politique du Forum, garantissant que la protection des droits de l'eau n'est pas laissée à la seule volonté politique, mais renforcée par une autorité juridique contraignante.

Pour la première fois dans l'histoire du Forum mondial de l'eau, les enjeux judiciaires liés à l'eau ont été mis en évidence. Le pouvoir judiciaire a été officiellement impliqué dans la déclaration des juges et des procureurs sur la justice de l'eau, une étape décisive dans la reconnaissance de l'État de droit comme pierre angulaire de la gouvernance de l'eau. Approuvée par des juges, des procureurs et des experts juridiques du monde entier, la déclaration souligne que l'eau et l'assainissement ne sont pas seulement des questions politiques, mais aussi des droits de l'homme juridiquement exécutoires. Elle souligne la responsabilité des institutions judiciaires de garantir l'accès à la justice dans les affaires liées à l'eau, de faire respecter les obligations constitutionnelles et internationales, tout en veillant à ce que les autorités publiques et les acteurs privés soient tenus de rendre des comptes. La déclaration appelle également au développement d'une formation judiciaire spécialisée, à l'échange de jurisprudence entre les pays et au renforcement des cadres juridiques pour prévenir les conflits liés à l'eau et les crimes contre l'environnement. En plaçant la justice de l'eau fermement dans le mandat des tribunaux et des systèmes juridiques, cette déclaration a élargi la portée de l'impact politique du Forum, garantissant que la protection des droits de l'eau n'est pas laissée à la seule volonté politique, mais renforcée par une autorité juridique contraignante.

Documents clés du Xe Forum mondial de l'eau

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