5ème Forum mondial de l’eau - 25 résultats clés

Processus politique

La Déclaration ministérielle

Les Ministres et les chefs de délégation réunis à Istanbul du 20 au 22 mars 2009 à l’occasion du 5ème Forum mondial de l’eau ont adopté une Déclaration ministérielle  et un Guide de l’eau , parallèle, qui aborde les défis mondiaux à relever en termes d’eau dans le contexte du développement durable et des changements mondiaux. La Déclaration ministérielle comprend plusieurs engagements comme ceux d’intensifier les efforts en vue de la réalisation des ODM, de mettre en œuvre la GIRE et le partage d’information au niveau des bassins versants, ainsi que de prévenir et de répondre aux désastres liés à l’eau. En outre, il encourage également une meilleure recherche scientifique, l’éducation, les technologies et l’utilisation de ressources financières, tout en mettant l’accent sur le besoin de partager les expériences et les meilleures pratiques.

Pour la première fois dans l’histoire du Forum, les documents ministériels se sont fondés sur les contributions thématiques et étaient structurés selon le même cadre de travail. Une série de 4 réunions de PrepCom auxquelles ont activement participé les coordinateurs thématiques et les représentants des groupes sociaux, aux côtés d’une centaine de délégations de gouvernements nationaux, a ensuite permis de les développer. En outre, huit tables rondes ministérielles ont été organisées le 21 mars 2009 à Istanbul dont les conclusions arrivaient indépendamment à celles du processus thématique.

Hormis la difficulté pour un nombre restreint de pays d’accepter en principe l’intégration du Droit à l’eau à la déclaration ministérielle, 32 pays l’ont déjà inclus dans leur cadre juridique. Le principal débat concernait d’ailleurs la distinction de l’eau comme un droit de l’Homme ou un droit social et économique, ce dernier concept étant déjà largement accepté. Le Comité des Nations Unies sur les droits de l’Homme prévoit une évaluation approfondie des implications de l’eau en tant que droit de l’Homme, qui facilitera certainement la réflexion sur ce sujet.


Le pacte des villes pour faciliter l'adaptation aux défis liés à l'eau

250 autorités locales et régionales issues de 53 pays étaient représentées à Istanbul. Le processus politique des autorités locales et régionales a produit le Pacte d’Istanbul pour l’Eau (IWC), un nouveau traité pour les autorités locales et régionales souhaitant adapter leurs infrastructures et services d’eau aux nouveaux défis auxquels ils sont confrontés, comme le changement climatique, la croissance urbaine galopante, l’épuisement et la pollution des ressources en eau ou encore l’usure des infrastructures. Les 58 signataires de l’IWC se sont engagés à préparer un plan d’action afin d’analyser ces défis et de les relever, à mettre en place une série d’indicateurs et à rapporter les progrès réalisés à l’occasion du prochain Forum mondial de l’eau. Par ailleurs, 10 grandes villes, dont Vienne, Lausanne, Incheon, Paris et Buenos Aires, serviront de catalyseurs sur des questions spécifiques en qualité de « villes pilotes » de l’IWC.


Le lancement du Service international d’assistance pour les parlementaires

Le 5ème Forum mondial de l’eau a réuni une assemblée sans précédent, constituée de 263 parlementaires issus de 57 pays, allant de l’Argentine à l’Angola en passant par la Corée du Sud et le Yémen. Les parlementaires ont été encouragés à anticiper, à se préparer, à se responsabiliser et à agir face à différents défis comme la décentralisation de l’autorité, les changements mondiaux, la gouvernance et la coopération transfrontalière. Ils ont spécifiquement demandé au Conseil mondial de l’eau de mettre en place un Service international permanent d’assistance, afin de faciliter la coopération politique sur la législation de l’eau et sa mise en œuvre, qui servirait à : 

  • Coordonner :  Diriger la responsabilité pour décréter des lois sur l’eau et l’assainissement ;
  • Exposer : partager les meilleures pratiques et lois mondiales liées à l’eau ;
  • Répondre : apporter rapidement une réponse aux questions urgentes ;
  • Établir un lien : unifier toutes les parties au sein d’un réseau mondial de coopération interparlementaire

Les Chefs d’état mettent la sécurité sur le devant de la scène

Pour la première fois dans l’histoire du Forum, des Chefs d’état issus de onze pays se sont réunis et ont lancé un Appel à l’action généralisé, un appel qui vise la sécurité de l’eau, l’adaptation au changement climatique et une solidarité internationale par le biais de l’utilisation stratégique de la ressource la plus précieuse de la planète, l’eau. Chaque Chef d’État a partagé son ou ses vues sur la raison pour laquelle l’eau est devenue une priorité absolue lors d’une diffusion auprès des participants, suivie d’une réunion privée où ils ont discuté de la gestion des ressources en eau dans le contexte mondial de la crise financière, du changement climatique et de la fluctuation des prix de l’alimentation et de l’énergie.